PocheTroc : le troc de livres de poche d
Echangez vos livres
format poche
Le troc de livres d'occasion : Comment ça marche ?
 
 
 
138 livres disponibles
  • Bénéficiez tout de suite de 7 points pour choisir vos premiers livres gratuits.
  • Gagnez des points en envoyant les livres que les autres abonnés vous commandent.
  • Avec ces points recevez gratuitement les livres d'occasion dont vous avez envie.
  • Troquez autant de livres que vous voulez.
Recherche
 
 
 
 

Changer l'eau des fleurs

 
 
 
 
Echange 'Changer l'eau des fleurs' par 'Valérie Perrin' - livres d'occasion sur PocheTroc.fr

Auteur : 
Poche : 672 pages (340 g)
Editeur : 

Le Livre de Poche

Edition : 
24 avril 2019
Langue : 
Français
Catégorie : 

2 points
En cours d'échange
Je veux échanger le livre d   Je veux recevoir gratuitement le livre d
ou
Acheter ce livre neuf ou d'occasion
 
Changer l'eau des fleurs, Valérie Perrin
 
Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu'elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu'un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l'on croyait noires, se révèlent lumineuses.
 
Commentaire de FanLivre (MR) (Pochetroqueuse - ) - 18 juillet 2019
 
Note: 5 sur 5
 
Résilience
 
J'ai ouvert ce pavé en milieu de matinée et ne l'ai lâché qu'au milieu de la nuit après avoir tourné la dernière page. J'ai alors réintégré mon univers dont j'étais totalement sortie pendant quelques heures pour vivre dans celui de Violette… Pour paraphraser la narratrice qui termine la lecture du journal d'un personnage secondaire : « Je referme le journal d'Irène le coeur lourd. Comme on referme un roman dont on est tombé amoureuse. Un roman ami dont on a du mal à se séparer, parce qu'on veut qu'il reste près de soi, à portée de main. » J'ai eu du mal à me séparer de ce beau roman, une complète réussite à mes yeux ; «Pourquoi va t-on vers des livres comme on va vers des gens ?» dit Violette.

Violette est une battante malgré les chausse-trappe que la vie lui a envoyés dès sa naissance (comme dit une de mes amies : Violette est née sous le signe ‘'pas de bol'' ascendant ‘'scoumoune''). Elle a une détermination immense et la foi chevillée au corps qu'elle peut construire une vie ‘'normale'' et heureuse ; quand elle croit l'avoir atteint le destin détruit tout (le coup de tonnerre de la page 221 m'a cueillie comme un uppercut) et elle doit repartir de zéro. Après un passage à vide où elle baisse les bras, elle se remet à la tâche, avec des ambitions moindres mais toujours la même détermination : «un brin d'herbe peut pousser n'importe où, et j'étais faite de ce n'importe où. Oui, une racine peut prendre vie dans du goudron. Il suffit d'une micro-fissure pour que la vie pénètre à l'intérieur de l'impossible. Un peu de pluie, de soleil et des souches venues d'on ne sait où, du vent peut-être, apparaissent». Dans les romans et dans la vie, j'aime (que dis-je, je kiffe à mort) les personnes positives qui passent l'essentiel de leur vie à construire et qui ne se dispersent pas en prêtant attention à ceux dont le passe-temps favori est de diviser, vilipender ou détruire.

La construction de ce roman est remarquable (V. Perrin est scénariste, ça joue forcément).
Il y a une montée en puissance rythmée par le présent de Violette ‘'gardienne de cimetière'' alternant avec des épisodes chronologiques de sa vie qui éclairent le lecteur sur son parcours et son univers. Des personnages apparaissent et prennent peu à peu de l'épaisseur et leur place dans ce parcours : ils surgissent avant même qu'on ait l'impression qu'il y avait un manque dans le paysage. Quel talent…
Des personnages secondaires qui pouvaient paraître stéréotypés (Philippe, le mari de Violette, par exemple) prennent tout-à-coup le premier rôle d'une histoire parallèle et deviennent humains ; cela évite tout manichéisme. Des histoires secondaires, comme celle d'Irène et Gabriel, s'imbriquent parfaitement dans la trame du récit.
Enfin, en intitulé de chaque chapitre, il y un extrait de poésie (Jacques Prévert) ou de chanson, très bien choisi, (Barbara, Georges Brassens, Claude Nougaro, Serge Reggiani, ou encore Jean-Jacques Goldman, Benjamin Biolay, etc…) : un pur régal tant l'intitulé colle à ce qui suit.

Et que dire des univers dans lesquels V. Perrin nous fait entrer ? Celui d'une adolescente déboussolée, celui des garde-barrières de la SNCF, celui des vacanciers de la calanque de Sormiou, celui des prétoires et enfin – et surtout – celui des gardiens de cimetières avec les amitiés et le quotidien ; j'ignorais l'ampleur de cette tâche. Dans les remerciements en fin de livre, l'écrivaine fait allusion à un Norbert Jolivet, fossoyeur (nom inchangé pour ce personnage réel qui figure dans le roman) : «grâce à l'écriture de ce roman, cet inventeur de la joie et de la bienveillance est devenu mon ami»… voilà pourquoi, probablement, toute cette vie du petit monde des cimetières, paraît si vraie, si réelle et si riche ; une communauté soudée et à l'écoute des autres.
Pour beaucoup, les cimetières sont synonymes de peine, de tristesse, voire de morbidité. Lisez ce roman : vous verrez que cela va bien au-delà…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ceux qui ont aimé ce livre ont aussi échangé :
 
 
 
 
Les Marchands, tome 1 : Adélaïde - 1887-1918
(Charles Lancar)
 
 
Mandala
(Pearl Buck)
 
 
Le quatuor indien, tome 1 : Le joyau de la couronne
(Paul Scott)
 
 
Complétement cramé !
(Gilles Legardinier)
 
 
Le temps des poisons, tome 1 : On a tué la reine !
(Juliette Benzoni)