Livre d'occasion format poche : 180 pages (145 g)
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Chiens de comptoir, Jean-Marie Gourio
Choupette, Rita, Kiki, Rocky, Ramsès... Ils sont des milliers, ces chiens de comptoir, patients comme des anges. On leur en a promis, de longues promenades, et des tours dans le square, et des pipis dans l'herbe, et des cacas dans les terrains vagues... La queue frétille, le coeur s'affole, le chien de comptoir se trémousse, glapit de bonheur ! Bonheur si grand qu'il lève la patte sur le premier pneu venu. Mais, au bout de quelques mètres, hop, la barre à gauche, direction le café du coin.
Déjà ? Tant pis ! Le chien de comptoir aime le comptoir sur lequel s'appuie son maître, c'est un grand mur étrange qui sent l'anis, la bière, le cornichon et le pâté. Assis sur son derrière, il renifle, le nez dans la sciure, il espère un sucre. Mais surtout, il observe, et il écoute !
Chien de la concierge, chien du retraité, chien de la dame du sixième, de l'acteur qui habite dans le quartier, de la chanteuse qui fait plus vieille en vrai qu'à la télé... Ombres des hommes, toujours au pied... ah, s'ils pouvaient parler ! ...
'Hara-Kiri', 'Charlie-Hebdo', 'Les Guignols de l'info', 'Les Nuls', 'Brèves de comptoir', etc. Journaliste, scénariste, romancier.. . Jean-Marie Gourio fait désormais partie de ceux qu'on ne présente plus. Graphiste, illustratrice, peintre, Blandine Jeanroy expose régulièrement dans les galeries d'art.
Commentaire de V.Z. (Pochetroqueuse - Port sur saone) - 10 septembre 2010
Note: 4 sur 5
pour les amoureux des chiens
Ce livre associe de façon très agréable, textes et gouaches. Les textes, sont ce qu’on appelle des « brèves de comptoir ». L’Homme en dit de belles quand il parle du chien. Parfois, c’est à pleurer de rire. Il nous semble souvent qu’on aurait pu l’entendre, parfois même qu’on l’a entendu. Exemple : « Il me reconnaît même quand c’est quelqu’un d’autre tellement il aime tout le monde. »
ensuite grâce aux gouaches. Elles sont de Blandine Jeanroy et elles nous livrent des clebs, bruts de décoffrage, dans toute la vérité de leurs attitudes les plus naturelles , leurs bonnes gueules de chiens, leur race ou leur corniau-itude . Si vous vous attardez un peu sur ces peintures (ce dont vous auriez tort de vous priver) vous vous apercevrez que le chien est pris dans une attitude qu’il aurait face à un homme et que cet homme, c’est vous, face à cette gouache. Je pense que cela participe au charme du livre.