Livre d'occasion format poche : 279 pages (160 g)
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Le Nom des coquillages, Anthony Doerr
Des côtes du Kenya aux banlieues de l'Ohio ou aux forêts du Montana, les personnages qui peuplent ce livre témoignent, loin des sentiers battus, des rapports les plus secrets de l'homme avec la nature. Aveugle depuis qu'il a douze ans, " le collecteur de coquillages a parcouru tous les rivages du globe et est devenu, grâce au toucher et à l'odorat, un biologiste réputé. Assistante d'un magicien médiocre, Mary a découvert ses facultés de médium au contact du grizzly, du lynx et du héron. D'autres, à l'inverse - tels ces Anglais et ces Américains rivaux, lancés à la recherche du plus gros poisson du monde -, restent insensibles au message initiatique du monde vivant, jusqu'au jour où...
Anthony Doerr n'a pas trente ans. Son écriture est parfaite, sa vision poétique captivante. Il s'impose d'emblée comme un grand nom - avec ceux d'Elwood Reid ou de Dan Chaon - dans le domaine de la nouvelle, plus florissant que jamais aux États-Unis.
Le nom des coquillages explore l'étroite frontière entre le monde naturel et celui des hommes. Avec un réel talent de conteur, Anthony Doerr capte l'essence du monde visible mais aussi les paysages intérieurs de ses personnages. Une écriture éblouissante et un talent poétique indéniable : à 28 ans, ce jeune écrivain fait une entrée remarquée sur la scène littéraire. Ce premier recueil de nouvelles, salué aux États-Unis par une presse unanime, nous laisse entendre une musique éternelle: la rude symphonie du monde vivant.
"Anthony Doerr est un merveilleux écrivain. Ses nouvelles, tout en profondeur, nous font retrouver des endroits oubliés et découvrir de nouvelles contrées. Elles ne se contentent pas de témoigner de la beauté, elles aident à la créer." Rick Bass
"Une immense réussite" Publishers Weekly
"Premier livre, premier chef d'oeuvre" Christian Robin, Le Courrier Français
Commentaire de C.T.V.L. (Pochetroqueuse - Paris) - 14 décembre 2010
Note: 4 sur 5
La vie ici et là....
Ce recueil de nouvelles est de très bonne facture: Doerr est l’un des auteurs américains les plus prometteurs de la jeune génération, qui contrairement à la plupart de ses compatriotes, n’écrit pas que sur l’Amérique. Certaine nouvelles se déroulent en Afrique, d’autres dans le Montana ou dans des petites villes de l’Ohio.
On y parle d’exil comme dans "Le nom des coquillage" qui donne son titre au recueil, un Canadien aveugle s’installe au Kenya, il devient un spécialiste des coquillages. Faisant piquer la fille d’un religieux local par un cône maritime, il lui sauve la vie. Il devient une célébrité, mais adieu quiétude et sérénité, son fils qu’il ne connaissait pas vient réglementer sa vie.
Dans "Le gardien",un Libérien qui a vécu les atrocités de la guerre civile dans son pays, après avoir, pour sauver sa vie, tué un homme. Mais il est traumatisé par les cadavres sans sépulture qu’il a rencontrés sur sa route et réussit à gagner les Etats-Unis. La mort de cinq cachalots va bouleverser sa vie.
L’exil encore pour ce chercheur américain, épousant une jeune africaine, retournant aux U.S.A, quand son épouse rentre en Afrique, c’est lui qui devient un exilé.
On y parle de la rigueur de l'hiver dans le Montana ("La femme du chasseur", de pêche et de chasse, mais aussi et surtout de l’âpreté de la vie et des rancœurs personnelles ...
Extraits :
- Les pêcheurs à l’appât jettent un hareng par-là le baladent un peu. Ramène un bar. C’est pas de la pêche. C’est un crime.
- L’amour n’est-il qu’une illusion un mensonge aussi?
- Si nous étions mariés et que tu me quittais pour aller à la pêche, faudrait-il te croire?