Livre d'occasion format poche : 253 pages (127 g)
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Description
Lorsque les pompiers évacuent le corps de Titi, son seul vrai copain de galère mort sous un banc de la station Ménilmontant, Rico décide de foutre le camp. De quitter Paris, pour le Sud. A mourir autant mourir au soleil. Dans l'hiver glacial, Rico rumine l'échec de sa vie. Son divorce. Son fils, Julien, qu'il n'a plus le droit de voir. L'engrenage qui l'a jeté à la rue. Sur la route, Rico croisera Félix, qui " tape le ballon ", ne parle presque plus, a perdu la notion du temps. Et puis Mirjana, une jeune Bosniaque paumée, fauchée, prostituée pour survivre, dit-elle, puisqu'elle est déjà morte. Et puis d'autres, eux aussi vaincus par la vie. A Marseille, il voudrait revoir Léa, le premier amour de sa jeunesse. Qui a dit que l'espoir est au bout du chemin ?
Commentaire de pattedefurette (Pochetroqueuse - Albi) - 7 mars 2012
Note: 5 sur 5
Les vaincus de la vie
L'écriture d'Izzo est poignante et digne. Comme si elle voulait réhabiliter les plus affligés du quotidien.
Déjà, dans "Les marins perdus" il nous avait convaincus du sens de son écriture. Toute sa vie écoute et entend la cause humaine.
"Le soleil des mourants" défie la réalité noire par une sensibilité et une écriture en profonde sympathie avec la souffrance .
En apprenant la mort d'Izzo, je me demandais quel écrivain saurait parler des vaincus de la vie comme lui.
Je n'ai toujours pas la réponse.
Commentaire de Loreve (Pochetroqueuse - Béziers) - 2 juin 2011
Note: 5 sur 5
A vous serrer le coeur et les tripes.
Jean-Claude Izzo est un poète avant tout, pour qui chaque phrase est une illustration. Quand vous le lisez, vous voyez les images. Et quand il raconte Marseille, vous y êtes.
"Le soleil des mourants" est triste, infiniment triste, mais beau et juste et vrai. Il ne se raconte pas, il faut le lire. Il faut être sous ce soleil-là pour apprendre la tolérance.
Ce livre vous poursuivra et c'est tant mieux.