Livre d'occasion format poche : 254 pages
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15 octobre 1990
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Les mains coupées de la taïga, Patrick Meney
Comment alerter le monde sur les horreurs du Goulag ? Un jour, des détenus se coupèrent les mains à la hache et les cachèrent dans une cargaison de bois destinée à l'Occident. Un message pathétique qui ne fut compris de personne.
On attendra le rapport Khrouchtchev en 1956 pour croire au Goulag, et Soljenitsyne dans les années soixante/soixante-dix pour en mesurer la dimension industrielle.
Et puis l'oubli, la lassitude occidentale devant la répétition des faits même les plus monstrueux.
Voici de nouvelles mains coupées de la Taika : la loi du Goulag, ou le règlement intérieur des camps de travail de l'U.R.S.S. d'Andropov. Un document officiel, inédit en Europe et irréfutable, qu'on désigne là-bas sobrement : « code du travail correctif. Une preuve de plus de la persistance du Goulag.
Derrière chacun de ces articles à la précision glaciale, il y a des millions de battements de coeur, là-bas, de l'autre côté du monde. Du lever au coucher du soleil, tout est prévu: nourriture terrestre et idéologique du condamné, sanctions et récompenses, salaires et retenues...
Ce document apporte davantage. Sait-on qu'il y a aujourd'hui en U.R.S.S. des Goulags spécialement réservés aux étrangers, totalement coupés du monde, totalement ou presque inconnus? Sait-on que 600 Français sont portés disparus en U.R.S.S. depuis 1945 ? Patrick Meney a rencontré l'un d'eux, échappé du Goulag en 1981, qui témoigne. D'autres Français sont toujours retenus là-bas. Que pouvons-nous pour les sauver?
Un document choc qui relance le débat sur la réalité et l'utilité du Goulag. Car le système soviétique basé sur la répression s'asphyxie... ou comment les dictatures finissent.
Commentaire de harry (Pochetroqueur - Artigues pres bordeaux) - 19 septembre 2011
Note: 4 sur 5
Hélas, c'est vrai
J'ai été sidérer qu'une telle histoire puisse être véridique. Le désespoir de ces gens pour en arriver à ces actes devait être sans limites; un témoignage avec les mots justes, sans voyeurisme, très parlant, et qui laisse quand même un goût amer.
Malgré le sujet je le conseille, car c'est un bel ouvrage.