Livre d'occasion format poche : 245 pages
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31 janvier 1996
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Les monades urbaines, Robert Silverberg
En l'an 2381, la Terre porte soixante-dix milliards d'êtres humains dont la devise est : Croissez et multipliez. Ils habitent des tours de mille étages, les monades urbaines, et jouissent d'une totale liberté sexuelle. Ils ne quittent jamais leurs villes verticales et explorent rarement un autre étage que le leur. Ils vivent l'utopie, la promiscuité, le bonheur.
Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté.
Micael, l'électronicien, rêve pourtant de la Terre du passé, de l'océan, de la nature qu'il a découverts à travers un film vieux d'un siècle. II fuit.
Et Jason, l'historien, armé par son savoir contre tous les tabous anciens, redécouvre de son côté un sentiment proscrit, la jalousie.
Les Monades urbaines constitue le chef-d'oeuvre incontesté de Robert Silverberg, l'un des plus célèbres et des plus féconds des écrivains américains de science-fiction. II y peint dans le moindre détail un monde de l'avenir, séduisant, terrifiant, vraisemblable.
Commentaire de Navis (Pochetroqueuse - Saint andré d'huiriat) - 1 décembre 2011
Note: 4 sur 5
Terrifiant !
Dans un futur pas si éloigné de nous, les hommes ont réglé le problème de la surpopulation par la construction de tours gigantesques, où l'être humain passe désormais sa vie entière. La philosophie de ce monde est de croître. Il faut se reproduire pour honorer Dieu.
Une liberté sexuelle totale est instaurée, l'intimité et la propriété n'existent quasiment plus.
Tout le monde est heureux. Ceux qui ne le sont pas, sont déclarés anormaux et ... détruits...
L'auteur propose de découvrir ce monde futur au travers 7 nouvelles. Chacune parle d'un personnage différent évoluant dans le Monade n°116.
On ne peut ressortir serein de la lecture de ce roman. Il fera pour moi partie des livres dont je me souviendrais longtemps c'est certain.
Je reprocherais cependant à l'auteur une écriture un peu froide qui n'est pas trop à mon goût et de n'avoir pas développé son sujet davantage. Il y aurait eu là matière à une grande grande saga... Dommage