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Lettre à Laurence

 
 
 
 
Echange 'Lettre à Laurence' par 'Jacques de Bourbon Busset' - livres d'occasion sur PocheTroc.fr

Livre d'occasion format poche : 118 pages (81 g)
Editeur : 

Gallimard

Edition : 
2 février 1989
Langue : 
Français

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Lettre à Laurence, Jacques de Bourbon Busset
 
Un amour conjugal exceptionnel, assumé mentalement, intellectuellement, sensuellement dans les bonheurs et les difficultés, telle fut la raison de vivre de l'auteur. S'il s'adresse ici à sa femme disparue, c'est que la mort est impuissante à troubler la véritable mystique de l'alliance que le couple a su créer au jour le jour pendant quarante ans de vie commune. Dans cette lettre bouleversante de simplicité, Bourbon Busset parle intimement à Laurence. Leurs défis et leurs triomphes à travers le temps, l'obstination courageuse et gaie qu'ils ont mise à construire leur union, tout cela finit par dessiner l'infini d'un visage, celui de la femme qu'il avait tendrement surnommée le Lion.
 
Commentaire de FanLivre (MR) (Pochetroqueuse - Courbevoie) - 10 août 2016
 
Note: 5 sur 5
 
Ode à l'amour conjugal
 
Jacques de Bourbon-Busset, diplomate et membre de l’Académie Française, adresse dans une langue magnifique une lettre à sa femme décédée trois ans auparavant. Ne pouvant rivaliser avec la beauté de cette écriture, j’appuierai chacun de mes arguments sur des citations du livre.

En 110 pages, l’auteur parle d’un ‘’amour fou’’ qui a duré plus de quarante ans et qui continue après la mort («L’aventure d’un amour fou durable et l’alliance du vertige et de la durée. (…) Tu étais pour moi ce qu’il y avait de plus réel dans le réel. (…) L'amour change la couleur du temps. Des points lumineux s'allument, s'éteignent, se rallument après des années. Les mois, les semaines, les jours sont multicolores. Il en est de noirs, de bleus, de rouges, d'écarlates. Le temps n'est plus un long chemin qui s'étire tristement, c'est un feu d'artifice où les fusées de la joie s'efforcent d'éclairer la nuit obscure. (…) Ma vraie vie s’est terminée le jour de ta mort. (…) Désormais, nous sommes tout le temps ensemble. C’était ton rêve. Il est accompli. Il m’a fallu du temps et du courage pour le comprendre. Maintenant encore, par moments, je lâche pied. Tu es là et tu m’aides. Je ne veux pas te décevoir.»).

Il s’interroge sur les raisons qui ont poussé Laurence, enthousiaste et éprise d’absolu, à jeter son dévolu sur lui, le dilettante. (« Pourquoi me faisais-tu confiance d'une manière aussi inconditionnelle? Cet acte de foi me paraissait en contradiction avec ta lucidité et ton sens du réel. Il y avait là quelque chose d'inexplicable et qui, pour moi, reste inexpliqué. C'est ta confiance aveugle qui, en fait, a façonné notre destin. (…) Il y avait une inexplicable disproportion entre tes sentiments et l'homme que je suis. (…) Je désirais rester libre, mais, devant toi, je prenais conscience de la stérilité, de la mesquinerie de ce désir. (…) J'ai senti fortement à quel point l'être aimé pouvait être un obstacle, obstacle à la débauche bien sûr, obstacle à l'arrivisme, obstacle à la camaraderie facile, obstacle surtout à la vie sans histoires, prise comme elle vient. (…) J'ai entendu battre dans ton âme la passion de l'absolu et j'ai compris que jamais je n'écouterais aucune musique plus intense que celle-là. (…) C'est ton amour violent et généreux qui m'a fait passer sur l'autre rive, qui, en m'expulsant de moi, m'a fait devenir moi. (…) La joie d'exister, c'est toi qui me l'as apprise. Avant de te connaître, j'étais un de ces vivants qui ont l'air de s'excuser de vivre. »).

Cet amour est ancré dans le réel (« Une vie n'est pas faite que de temps forts. (…) Rien n'est jamais acquis, tout peut être remis en cause à chaque instant. ( …) Aimer, ce n'est pas rêver qu'on aime, c'est agir comme si l'on aimait. (…)Il a fallu désarmer de nos amours-propres. Ce fut long et difficile. Nous étions aidés dans cette conviction que rien ne tue plus sûrement l’amour que l’amour propre. (…) Nous n’avions pas déclamé des serments romantiques mais nous savions qu’aucune circonstance ne pourrait jamais nous séparer. Bien des fois, nous avons été mis à l’épreuve. Nous en avions longuement parlé et avions réduit l’obstacle à un incident de parcours.»)

Cet amour est basé sur le respect de l’autre, ‘’la nécessité d’une distance à conserver’’ («Ce qui est le plus intime doit être protégé. Ce n’est pas un trésor, c’est beaucoup plus, c’est le ressort intérieur et il importe de le ménager chez l’autre comme chez soi. Aussi convient-il, entre amants, d’user de discrétion, de savoir renoncer à certaines questions et de respecter certains silences.»).

Cet amour est aussi basé sur une grande complicité (« Cette étrange complicité qui faisait de nous les coauteurs d'un roman où se mêlaient les lianes vertes du sentiment, les étincelles des idées, les nénuphars du souvenir, les tentacules de l'angoisse. (…) J'ai appris la valeur incomparable des vraies conversations à cœur ouvert. Sont-elles possibles s'il n'y a pas union des corps ? Sans doute, mais je crois qu'il faut avoir abandonné toutes ses défenses, s'être livré physiquement tel quel pour s'exposer entièrement au jugement de l'autre.»)


Une lettre à des années-lumière des SMS et autres MMS, qui aurait pu avoir pour sous-titre la première phrase du livre ‘’J’ai connu la grâce de vivre un grand amour partagé’’ et qui se termine ainsi : ‘’Je te remercie d’être, plus que jamais, la chance de ma vie, toi, ma raison ardente’’.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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