Poche : 511 pages (422 g)
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15 juillet 1993
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Sophiste, Politique, Philèbe, Timée, Critias, Platon
Le destin de la philosophie semble depuis toujours lié à celui de la réflexion politique. Cette vocation politique de la philosophie a une origine platonicienne, et c'est dans Le Politique que Platon poursuit conjointement la définition de la science politique et celle du philosophe. Il conçoit à cet effet un véritable traité de la méthode philosophique, dont les principaux outils - la division, le mythe et le paradigme - sont également définis et mis en œuvre. Au fur et à mesure que le dialogue esquisse le portrait du véritable gouvernant qu'est l'homme royal, ce sont aussi bien les traits du philosophe qui apparaissent.
Comment parler des origines ? Comment dire ce que furent la naissance de l'univers, celle de l'homme, celle de la société ? Du Timée au Critias, la réponse ne varie pas : c'est à un discours qui constitue son objet que revient la tâche explicative.
D'un côté, la cosmologie du Timée qui cherche les conditions d'une connaissance du monde sensible. De l'autre, le récit de la guerre qui opposa l'Athènes ancienne à l'Atlantide, relaté par deux fois (Timée, Critias) ; ou comment aussi naît un mythe toujours présent à notre imaginaire d'hommes modernes. Platon raconte ici des histoires et fonde la méthode scientifique. Poète ou philosophe ? Il ne choisit pas.
" Ayant été doté des vivants mortels et immortels et ayant atteint ainsi sa plénitude, il est né notre monde, vivant visible comprenant les vivants visibles, dieu sensible, image d'un dieu intelligible, très grand, très bon, très beau, et très parfait, ciel unique qui est le seul de sa race ".