Livre d'occasion format poche : 186 pages (118 g)
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Stupeur et tremblements, Amélie Nothomb
Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant. D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu'au rang de surveillante des toilettes, celui de l'humiliation dernière.
Une course absurde vers l'abîme - image de la vie -, où l'humour percutant d'
Amélie Nothomb fait mouche à chaque ligne.
Entre le rire et l'angoisse, cette satire des nouveaux despotismes aux échos kafkaïens a conquis un immense public et valu à l'auteur d'
Hygiène de l'assassin le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999.
Commentaire de S.A. (Pochetroqueuse - Talence) - 3 avril 2012
Note: 3 sur 5
Amélie au pays de l'entreprise nippone
La première découverte de cette écrivaine avait eu lieu il y a bien longtemps et je n’avais pas accroché, les critiques m’ont incité à y regoûter . C’est finalement intéressant d'en lire deux à la suite (Métaphysique des tubes et Stupeurs et tremblements), après Amélie, enfant terrible ,qui se dit japonaise dès la prime enfance, la retrouver adulte, postulant et travaillant pour une entreprise au Japon, est une suite logique et encore un moment sympathique même si je l’ai trouvé moins brillante que dans le premier.
Choc des cultures, différence des statuts homme/ femme, culture d’entreprise sclérosante, Amélie Nothomb aborde tous ces sujets avec humour, même si j’ai trouvé cela glauque par moment notamment quand elle nous conte le carcan moral imposé aux femmes japonaises
Dès la début, elle met les pieds dans le plat, son statut étant le plus petit , elle est susceptible d’être aux ordres de tout le monde, ne s’attendant tout de même pas à descendre si bas dans l’ascenseur social nippon. On peut d’ailleurs se demander : pourquoi l’ont- ils embaucher !
Son parcours y est presque surréaliste de la tâche photocopieuse recommencée des dizaines de fois pour un dossier jugé mal centré à l’impression, au changement du rouleau de papier toilette des commodités du 44ème étage.
Mais là n’est pas l’intérêt du livre il l’est dans l’observation des cadres de cette société, la soumission consentie, le mode de pensée différent de notre culture européenne et le recul pris par cette jeune française pour aller au bout de cette expérience.
On retrouve comme dans « Métaphysique des tubes » cet esprit brillant, scrutateur , qui marche à toute puissance, qui surmonte chaque étape avec philosophie et humour.
Commentaire de A.L. (Pochetroqueuse - Saint léger) - 11 avril 2011
Note: 4 sur 5
Le ridicule ne tue pas, mais parfois il ne rend pas plus fort non plus...
J'ai bien apprécié pour ma part la contradiction du livre car à vouloir trop bien faire le système nippon finit (parfois) par en devenir ridicule !
Commentaire de V.D. (Pochetroqueuse - Paris) - 15 mars 2010
Note: 4 sur 5
Interessant!
Une première expérience pour Amélie Nothomb dans le monde du travail, dans une grande société nippone! Et quelle expérience!!
Nous apprenons en même temps les us et coutumes des japonais ( très surprenante, leur mentalité!)
Un bon moment de lecture!